Collection 012 - Les Discographies
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Bienvenue dans cette collection de Radio d'Auteur. Cet espace rassemble les Discographies des Auteurs que j’affectionne et que j’ai recueillies pus rassemblées, proposés ici en lecture numérique ou en téléchargement libre selon les formats disponibles.
📖 Discographie 001 — David CROSBY
Présentation de David Crosby
David Crosby (1941–2023) est un auteur-compositeur-interprète et guitariste américain, figure incontournable de la contreculture et de la folk rock des années 1960 et 1970. Membre fondateur de deux groupes légendaires, The Byrds (qu'il quitte en 1967) puis du supergroupe Crosby, Stills & Nash (élargi à l'occasion à Neil Young), il s'est imposé comme un architecte majeur de la "Canyon Sound" de Laurel Canyon.
Reconnu pour ses harmonies vocales complexes et sophistiquées, ses accordages de guitare ouverts et singuliers, ainsi que pour ses textes poétiques et engagés, il a mené en parallèle une carrière solo influente et a collaboré avec de nombreux artistes tout au long de sa vie.
Discographie intégrale en solo (Albums studio)
1971 :
If I Could Only Remember My Name
Publié au sortir des turbulences de Crosby, Stills, Nash & Young, ce premier album solo de David Crosby s'impose comme un véritable miracle de résilience artistique.
Soutenu par la crème de la scène californienne de l'époque (des membres de Grateful Dead, de Jefferson Airplane et ses fidèles compères Graham Nash et Neil Young), Crosby bâtit un univers suspendu hors du temps.
Porté par des superpositions vocales célestes et des textures de guitares uniques, If I Could Only Remember My Name capture l'essence même de l'âme de Laurel Canyon : un havre de paix mélancolique, crépusculaire et profondément spirituel.
1989 :
Oh Yes I Can
Dix-huit ans après son chef-d'œuvre inaugural, David Crosby brille enfin par son retour en solo avec Oh Yes I Can. Porté par une sobriété retrouvée et une vitalité regagnée après des années de tumultes personnels et judiciaires, ce second album studio sonne comme une affirmation lumineuse et une main tendue vers l'avenir.
S'éloignant des expérimentations purement psychédéliques des seventies, le disque adopte un son plus ancré dans son époque, mêlant rock urbain (Drive My Car), blues terrien (Drop Down Mama) et fresques mélodieuses ciselées.
Entouré d'une constellation d'invités prestigieux (dont James Taylor, Jackson Browne, Bonnie Raitt et Graham Nash venus prêter leurs voix aux harmonies), Crosby signe un disque de la résilience.
1993 :
Thousand Roads
Paru en 1993, Thousand Roads trouve David Crosby entouré d'une véritable armée de collaborateurs prestigieux (de Phil Collins — avec qui il partage le tube Hero — à Joni Mitchell, en passant par Marc Cohn et Jackson Browne).
Le disque se distingue par une production léchée typique du début des années 1990, faisant la part belle aux mélodies sophistiquées et aux reprises inspirées (signées Jimmy Webb, John Hiatt ou Paul Brady). S'y croisent des ambiances pop-rock soignées, des accents folk-pop et des moments de grâce plus intimistes, à l'image de la magnifique collaboration avec Joni Mitchell sur Yvette in English.
Moins expérimental et plus conventionnel que ses précédents travaux, Thousand Roads n'en demeure pas moins le témoignage d'un grand survivant de la scène californienne, dont la voix unique parvient à unifier cette mosaïque de signatures prestigieuses.
2014 :
Croz
Dix-neuf ans après son dernier effort studio, David Crosby effectue un retour triomphal avec Croz, publié à l'âge de 72 ans. Loin de se reposer sur ses lauriers, le patriarche de Laurel Canyon livre ici l'un de ses disques les plus inspirés, modernes et audacieux de sa seconde moitié de carrière.
Soutenu par son fils et producteur James Raymond, Crosby délaisse les orchestrations surannées des années 1990 pour embrasser un son épuré, organique et teinté de jazz-rock atmosphérique. Les guitares acoustiques aux accordages ouverts caractéristiques du musicien s'entremêlent subtilement à des ambiances électriques feutrées, créant un écrin d'une redoutable élégance.
L'album brille par la tessiture encore miraculeusement intacte de sa voix, toujours capable de tisser ces harmonies célestes qui ont fait sa légende. Textuellement introspectif, lucide et traversé d'un regard critique sur le monde moderne (Slice of Time, Set That Baggage Down), Croz prouve avec éclat que la flamme créative de l'artiste n'a jamais faibli.
2016 :
Lighthouse
Paru en octobre 2016, Lighthouse marque un tournant crépusculaire et intime dans la carrière de David Crosby. À 75 ans, le légendaire cofondateur des Byrds et de Crosby, Stills & Nash choisit de délaisser les orchestrations rock touffues pour revenir à l'essentiel : sa voix inimitable, des mélodies dépouillées et le bois chaud des guitares acoustiques.
Une alchimie générationnelle
Produit en collaboration avec Michael League (leader du collectif jazz-fusion Snarky Puppy), l'album naît d'une rencontre artistique inattendue. League insuffle une fraîcheur moderne tout en respectant l'ADN folk-rock du patriarche. Autour d'eux, un cercle restreint de musiciens – dont Becca Stevens et Michelle Willis – tisse des harmonies vocales luxuriantes, fidèles à la grande tradition californienne des seventies.
Entre introspection et urgence du temps
Dès les premières notes de The City, le ton est donné. Crosby y observe le monde avec la lucidité de celui qui a tout vu, de ses excès passés à sa renaissance tardive. L'écriture oscille entre mélancolie poétique (Things We Do for Love) et fulgurances spirituelles. Malgré les ombres de la maladie et du vieillissement qui planent, la voix de Crosby, bien que patinée par les années, conserve cette vibration unique, capable de fendre l'âme en quelques secondes.
Lighthouse porte bien son nom : tel un phare dans la tempête, il offre un abri chaleureux et lumineux. Un disque de réconciliation et de grâce, prouvant que le "vieil homme" de la folk américaine n'avait rien perdu de son feu sacré.
2017 :
Sky Trails
Paru en octobre 2017, un an à peine après le salutaire Lighthouse, David Crosby enfonce le clou avec Sky Trails. À 76 ans, le patriarche de Laurel Canyon refuse de se reposer sur ses acquis et poursuit son automne créatif le plus prolifique depuis des décennies.
Un écrin sophistiqué et chaleureux
Si Lighthouse misait sur le dénuement acoustique, Sky Trails élargit la palette sonore. Co-produit par son fils James Raymond (qui signe de superbes arrangements), l'album renoue avec la sophistication pop-jazz sophistiquée des grandes heures de ses disques solo des années 70 (If I Could Only Remember My Name). On y croise des cuivres subtils, des claviers aériens et des guitares électriques feutrées, portés par une garde rapprochée de musiciens hors pair.
Entre urgence du monde et élégance intemporelle
L'écriture de Crosby reste le cœur battant de l'œuvre : un mélange rare de lucidité politique, de tendresse crépusculaire et d'ironie désabusée. Des titres engagés comme She's Got to Be Some Where côtoient des introspections poignantes. Mention spéciale à la magnifique reprise de Joni Mitchell, Amelia, où Crosby livre un hommage bouleversant à sa vieille complice.
Avec Sky Trails, David Crosby signe une œuvre d'une élégance folle. Loin des nostalgies faciles, il continue de planer très haut, guidé par une exigence artistique intacte et une urgence de dire qu'il n'appartient qu'aux plus grands.
2021 :
For Free
Paru en juillet 2021, For Free s'inscrit comme le huitième et ultime album studio de David Crosby, complétant la tétralogie flamboyante de sa dernière décennie amorcée avec Lighthouse.
Des complicités prestigieuses
Fidèle à sa méthode de travail tardive, Crosby s'entoure d'un gratin d'invités et d'orfèvres mélodiques. L'album s'ouvre sur l'ensoleillé River Rise, coécrit avec Michael McDonald (qui y pose ses célèbres harmonies vocales), et compte également une collaboration de choix avec Donald Fagen de Steely Dan sur le swinguant Rodriguez for a Night.
La grâce face au temps qui passe
Si les textes abordent parfois la lucidité de la mortalité et l'état du monde, la musique évite tout pathos. Les arrangements ciselés, entre jazz-pop sophistiquée et folk feutrée, portent une voix qui, bien qu'altérée par les ans, conserve un phrasé et une charge émotionnelle instantanément reconnaissables.
Loin d'être un simple adieu, For Free sonne comme une dernière offrande généreuse.
Dans l'azur trompeur, une ombre plane.
Des phénomènes inexpliqués se multiplient. Des réseaux invisibles s'activent. Derrière des événements apparemment sans lien se dessine une mécanique dont personne ne perçoit encore l'ampleur.
Entre sciences détournées, expérimentations secrètes et stratégies de contrôle, le ciel devient le théâtre d'un jeu dont les règles échappent à tous.
Qui mène la danse ?
Qui manipule les pièces ?
Et lorsque le piège se refermera, sera-t-il encore possible de distinguer le chasseur de sa proie ?cA classer dans le genre techno-thriller, ce roman séduira les amateurs de néo polars et de thrillers scientifiques.
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