Carnet 039 - Frédéric Dard
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LA MAISON
Carnets de la Maison
Carnet n°039
Frédéric Dard
Le jongleur de mots
Frédéric Dard : L'artisan du verbe
Carnets d’auteurs — n°039
Frédéric Dard est bien plus que le père de San-Antonio : il est un styliste hors pair, un amoureux transi de la langue française qu'il a triturée, inventée et réinventée au fil de centaines de romans. Sous le masque de l'humour potache et de l'argot foisonnant, se cachait un écrivain d'une sensibilité rare, capable d'une noirceur psychologique saisissante.
Ce Carnet explore le parcours d'un bourreau de travail acharné, un homme qui a fait de l'écriture une respiration vitale et qui, derrière chaque calembour, nous livrait une vision désabusée mais profondément attachée à la condition humaine.
Pourquoi ce Carnet existe : Parce que Dard a libéré le français. Il nous a montré que la littérature n'a pas besoin de porter un habit de fête pour toucher au sublime. Ce Carnet propose d'accompagner son errance dans les coulisses de l'imagerie populaire, non pour recenser ses jeux de mots, mais pour comprendre comment il a su ériger le rire en une forme de sagesse face au tragique de l'existence.
Pourquoi j'aime Frédéric Dard
Il y a des auteurs que l'on lit avec les yeux de la tête, et puis il y a Frédéric Dard, que l'on dévore avec les tripes, l'esprit en ébullition et un sourire jusqu'aux oreilles. Aimer Frédéric Dard — et son double haut en couleur, San-Antonio —, c'est embrasser une littérature qui refuse de se prendre au sérieux tout en maniant la langue française avec une virtuosité insolente. C'est le triomphe de la gouaille, du verbe haut et de l'argot ciselé érigé en art majeur.
Dans ses romans, chaque page est une fête où les mots se bousculent, se cabrent et font des étincelles. L'écriture y est vivante, vibrante, affranchie des carcans académiques. Dard ne se contente pas de raconter des enquêtes ou de peindre des travers humains : il dynamite le style classique avec une liberté totale, une tendresse infinie pour les paumés magnifiques et un sens inné de la formule qui fait mouche à chaque coup. C'est l'art de dire les choses les plus graves avec une désinvolture réjouissante, et de nous rappeler que la littérature populaire peut être infiniment plus vivante que bien des monuments de marbre.
Mon expérience avec Frédéric Dard
À l'époque du lycée, mes manuels scolaires m'attendaient sagement, le dos bien droit et la poussière discrète, mais ils devaient bien se douter qu'ils faisaient tapisserie. J'étais, adolescent, bien plus souvent plongé dans les œuvres de San-Antonio que dans les ouvrages obligatoires du programme. Entre un cours de mathématiques abstrait et les descentes sur le terrain du commissaire le plus célèbre de France, le choix était vite fait.
Je vouais une admiration sans borne à ce héros décalé, doté d'une vision totalement "éclairée" du monde, capable de philosopher sur l'absurdité de l'existence tout en esquivant les gnons avec une élégance toute personnelle. Son profil me semblait infiniment plus accessible et sympathique que celui d'un James Bond, cet agent secret vaniteux, surfait et de pure utopie, engoncé dans son smoking et ses certitudes de carte postale. San-Antonio, lui, sentait le pavé, la vie vraie, les petits travers de l'humanité et la poésie des bas-fonds. Avec lui, on savait qu'il n'y avait peut-être pas le gaz à tous les étages, mais on savait surtout qu'on ne s'ennuyait jamais.
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À écouter
Podcast
🎙 Podcast Archive.org
Extrait musical
🎵 YouTube
Thelonious Monk - 'round Midnight
Documentaire
🎬 YouTube
Mon père, Frédéric Dard
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Chapitre n°1 : L'invention du mythe San-Antonio.
Tout est parti d'un pari, d'une envie de s'amuser avec les codes du roman policier. Ce chapitre retrace la genèse de San-Antonio, ce personnage qui allait devenir le confident de millions de lecteurs. Plus qu'un simple flic, il est devenu le réceptacle des observations de Dard sur la société, transformant le genre noir en une chronique sociale burlesque et libertaire.
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Repère n°2
« Un véritable ami, c'est celui qui devine quand tu as besoin de lui, même quand tu fais semblant de n'avoir besoin de personne.. »
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Chapitre n°2 : L'écriture sous tension.
Dard écrivait comme il respirait : dans l'urgence, souvent la nuit, dans une discipline quasi militaire. Derrière cette production colossale se cachait un écrivain anxieux, en quête perpétuelle de perfection linguistique. Ce chapitre analyse comment il a su utiliser le masque de l'argot pour libérer une poésie brutale et une réflexion sur la solitude que ses lecteurs ont su déceler au fil des pages.
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Repère n°3
« Les mots sont des voyous qu'il faut savoir mater pour qu'ils accouchent de la vérité.. »
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Chapitre n°3 : Un humaniste sous le masque.
Si Frédéric Dard a fait rire des générations, son œuvre est profondément empreinte d'une mélancolie qui n'a fait que croître avec le temps. Il nous laisse l'héritage d'un homme qui savait que l'humour est le rempart ultime contre le vide. Il nous rappelle que pour rester debout face aux épreuves, il n'y a rien de plus efficace que de savoir, d'un trait de plume, transformer la laideur du monde en un éclat de rire salvateur.
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Repère n°4
« La connerie, c'est comme le relief, ça se voit de loin. Et le pire, c'est que ça ne s'use pas avec le temps. . »
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Chapitre n°4 : L'oeuvre de Frédéric Dard
- 👉 001 – Réglez-lui son compte ! (1949)
- 👉 002 – Laissez tomber la fille (1950)
- 👉 003 – Les souris ont la peau tendre (1951)
- 👉 004 – Mes hommages à la donzelle (1952)
- 👉 005 – Du plomb dans les tripes (1953)
- 👉 006 – Des dragées sans baptême (1953)
- 👉 007 – Des clientes pour la morgue (1953)
- 👉 008 – Descendez-le à la prochaine (1953)
- 👉 009 – Passez-moi la Joconde (1954)
- 👉 010 – Sérénade pour une souris défunte (1954)
- 👉 011 – Rue des macchabées (1954)
- 👉 012 – Bas les pattes (1954)
- 👉 013 – Deuil express (1954)
- 👉 014 – J’ai bien l’honneur de vous buter (1955)
- 👉 015 – C’est mort et ça ne sait pas (1955)
- 👉 016 – Messieurs les hommes (1955)
- 👉 017 – Du mouron à se faire (1955)
- 👉 018 – Le fil à couper le beurre (1955)
- 👉 019 – Fais gaffe à tes os (1956)
- 👉 020 – A tue et à toi (1956)
Vous trouverez les titres suivants sur 👉 Tout Frédéric Dard
👉 Tapez le titre souhaité dans le rectangle blanc en haut et à gauche.
Cliquez ensuite sur le titre qui apparait en bas au centre pour lire ...
- 021 – Ça tourne au vinaigre (1956)
- 022 – Les doigts dans le nez (1956)
- 023 – Au suivant de ces messieurs (1956)
- 024 – Des gueules d’enterrement (1956)
- 025 – Les anges se font plumer (1957)
- 026 – La tombola des voyous (1957)
- 027 – J’ai peur des mouches (1957)
- 028 – Le secret de polichinelle (1958)
- 029 – Du poulet au menu (1958)
- 030 – Tu vas trinquer San-Antonio (1958)
- 031 – En long, en large et en travers (1958)
- 032 – La vérite en salade (1958)
- 033 – Prenez en de la graine (1959)
- 034 – On t’enverra du monde (1959)
- 035 – San-Antonio met le paquet (1959)
- 036 – Entre la vie et la morgue (1959)
- 037 – Tout le plaisir est pour moi (1959)
- 038 – Du sirop pour les guêpes (1960)
- 039 – Du brut pour les brutes (1960)
- 040 – J’suis comme ça (1960)
- 041 – San-Antonio renvoie la balle (1960)
- 042 – Berceuse pour Bérurier (1960)
- 043 – Ne mangez pas la consigne (1961)
- 044 – La fin des haricots (1961)
- 045 – Y’a bon San Antonio (1961)
- 046 – De A jusqu’à Z (1961)
- 047 – San-Antonio chez les Mac (1961)
- 048 – Fleur de nave vinaigrette (1962)
- 049 – Ménage tes meninges (1962)
- 050 – Le loup habille en grand-mère (1962)
- 051 – San-Antonio chez les Gones (1962)
- 052 – San-Antonio polka (1963)
- 053 – En peignant la girafe (1963)
- 054 – Le coup du père François (1963)
- 055 – Le gala des emplumés (1963)
- 056 – Votez Bérurier (1964)
- 057 – Bérurier au serail (1964)
- 058 – La rate au court bouillon (1965)
- 059 – Vas-y, Béru ! (1965)
- 060 – Tango chinetoque (1965)
- 061 – Salut mon Pope ! (1966)
- 062 – Mange, et tais-toi (1966)
- 063 – Faut être logique (1967)
- 064 – Y’a de l’action (1967)
- 065 – Béru contre San-Antonio (1967)
- 066 – L’archipel des malotrus (1967)
- 067 – Zéro pour la question (1968)
- 068 – Bravo docteur Béru (1968)
- 069 – Viva Bertaga (1968)
- 070 – Un éléphant ça trompe (1968)
- 071 – Faut-il vous l’envelopper (1968)
- 072 – En avant la moujik (1969)
- 073 – Ma langue au Chah (1969)
- 074 – Ça mange pas de pain (1970)
- 075 – N’en jetez plus ! (1971)
- 076 – Moi, vous me connaissez _ (1971)
- 077 – Emballage cadeau (1971)
- 078 – Appelez moi chérie (1972)
- 079 – T’es beau tu sais (1972)
- 080 – Ça ne s’invente pas (1972)
- 081 – J’ai essaye on peut ! (1973)
- 082 – Un os dans la noce (1974)
- 083 – Les prédictions de Nostrabérus (1974)
- 084 – Mets ton doigt où j’ai mon doigt (1974)
- 085 – Si Signore ! (1974)
- 086 – Maman, les petits bateaux (1974)
- 087 – La vie privée de Walter Klozett (1975)
- 088 – Dis bonjour à la dame (1975)
- 089 – Certaines l’aiment chauve (1975)
- 090 – Concerto pour porte-jarrelle (1976)
- 091 – Sucette boulevard (1976)
- 092 – Remet ton slip gondolier (1976)
- 093 – Chérie, passe-moi tes microbes ! (1977)
- 094 – Une banane dans l’oreille (1977)
- 095 – Hue, dada ! (1977)
- 096 – Vol au-dessus d’un lit de cocu (1978)
- 097 – Si ma tante en avait (1978)
- 098 – Fais-moi des choses (1978)
- 099 – Viens avec ton cierge (1978)
- 100 – Mon culte sur la commode (1979)
- 101 – Tire m’en deux, c’est pour offrir (1979)
- 102 – Ç prendre ou à lècher (1980)
- 103 – Baise-ball à la Baule (1980)
- 104 – Meurs pas, on a du monde (1980)
- 105 – Tarte à la creme story (1980)
- 106 – On liquide et on s’en va (1981)
- 107 – Champagne pour tout le monde (1981)
- 108 – La pute enchantée (1981)
- 109 – Bouge ton pied que je voie la mer (1982)
- 110 – L’année de la moule (1982)
- 111 – Du bois dont on fait les pipes (1982)
- 112 – Va donc m’attendre chez Plumeau (1983)
- 113 – Morpions circus (1983)
- 114 – Remouille-moi la compresse (1983)
- 115 – Si maman me voyait ! (1983)
- 116 – Des gonzesses comme s’il en pleuvait (1983)
- 117 – Les deux oreilles et la queue (1984)
- 118 – Pleins feux sur le tutu (1984)
- 119 – Laissez pousser les asperges (1985)
- 120 – Poison d’avril ou la vie sexuelle de Lili Pute (1985)
- 121 – Bacchanale chez la mère Tatzi (1985)
- 122 – Dégustez, gourmandes (1985)
- 123 – Plein les moustaches (1985)
- 124 – Après vous s’il en reste Mr le Président (1985)
- 125 – Chauds, les lapins ! (1986)
- 126 – Alice au pays des merguez (1986)
- 127 – Fais pas dans le porno (1986)
- 128 – La fête des paires (1986)
- 129 – Le casse de l’oncle Tom (1986)
- 130 – Bons baisers où tu sais (1987)
- 131 – Le trouillomètre à zéro (1987)
- 132 – Circulez ! Y n’y a rien à voir (1987)
- 133 – Galantine de volaille pour dames frivoles (1987)
- 134 – Les morues se dessallent (1988)
- 135 – Ça baigne dans le béton (1988)
- 136 – Baisse la pression, tu mes les gonfles ! (1988)
- 137 – Renifle, c’est de la vrai (1988)
- 138 – Le cri du morpion (1989)
- 139 – Papa, achète-moi une pute (1989)
- 140 – Ma cavale au Canada (1989)
- 141 – Valsez, pouffiasses (1989)
- 142 – Tarte aux poils sur commande (1989)
- 143 – Cocottes-minute (1990)
- 144 – Princesse patte-en-l’air (1990)
- 145 – Au bal des rombières (1990)
- 146 – Buffalo-Bide (1991)
- 147 – Bosphore et fais reluire (1991)
- 148 – Les cochons sont lachés (1991)
- 149 – Le hareng perd ses plumes (1991)
- 150 – Têtes et sacs de noeuds (1991)
- 151 – Le silence des homards (1992)
- 152 – Y en avait dans les pates (1992)
- 153 – Al Capote (1992)
- 154 – Faites chauffer la colle (1993)
- 155 – La matrone des sleepinges (1993)
- 156 – Foiridon à Morbac City ou le cow-boy Suisse. (1993)
- 157 – Allez donc faire ça plus loin (1993)
- 158 – Aux frais de la princesse (1993)
- 159 – Sauce tomate sur canapé (1994)
- 160 – Mesdames vous aimez ça (1994)
- 161 – Maman, la dame fait rien qu’à me faire des choses ! (1994)
- 162 – Les huitres me font bailler (1995)
- 163 – Turlute gratos les jours fériés (1995)
- 164 – Les eunuques ne sont jamais chauves (1995)
- 165 – Le pétomane ne répond plus (1995)
- 166 – T’assieds pas sur le compte-gouttes (1996)
- 167 – De l’antigel dans le calbute (1996)
- 168 – La queue en trompette (1997)
- 169 – Grimpe-la en danseuse (1997)
- 170 – Ne soldez pas grande mère elle brosse encore (1997)
- 171 – Du sable dans la vaseline (1998)
- 172 – Ceci est bien une pipe (1999)
- 173 – Trempe ton pain dans la soupe (1999)
- 174 – Lôche-le, il tiendra tout seul (1999)
- 175 – Céréales killer (2001)
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Repère n°4
« La mort est une maladie qui s'attrape à la naissance. »
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Chapitre n°4 : Florilège des bons mots de Frédéric Dard.
Frédéric Dard maniait le verbe dans sa cuisine particulière des mots pour concocter des recettes savoureuses dont il était un chef étoilé ... et le ton était souvent cru.
Voici quelques pépites que vous pourrez placer au congélateur pour les jours de disette.
Et puisqu'on parle de chef commençons par la première, ce qui est souvent une idéale façon de débuter, et qui est caractéristique de sa gouaille caustique (un épithète qui me sied aussi parfaitement, et je dirais même à double titre pour rester académique !) :
« Il branla le chef, à défaut d'autre chose ».
« Elle avait un regard qui vous caressait l'endroit du slip où s'élaborent les grands projets. »
« Il est resté planté là, l'air aussi intelligent qu'une patate douce devant un tournoi de golf. »
« La connerie, c'est comme les impétigos : plus on y touche, plus ça s'étend. »
« Les imbéciles ont un avantage terrible : ils ne doutent de rien, ce qui leur laisse du temps pour tout le reste. »
« Il est gentil, il est plein de bonne volonté, mais il n'y a pas le gaz à tous les étages. »
« L'optimiste est un type qui n'a pas encore toutes les informations. »
« Il avait tellement l'esprit de l'escalier qu'il habitait au rez-de-chaussée. »
« La vérité finit toujours par se savoir, ce qui est une raison de plus pour ne pas la dire trop tôt. »
« Elle avait un sourire à faire se damner un curé de campagne un jour de grande sécheresse. »
« Il est de ces silences qui en disent long, surtout quand ils sont accompagnés de bruits de bottes. »
« La vie est un long fleuve tranquille, mais il y a des piranhas dedans. »
« Il avait l'air d'un bidet de course qui aurait raté son virage à la Sainte-Victoire. »
« Les idées claires sont souvent le propre des gens qui n'ont pas grand-chose dedans. »
« Elle pleurait de toutes ses larmes, ce qui faisait beaucoup pour un si petit visage. »
« Il faut se méfier des femmes qui ont un passé mystérieux : en général, elles recommencent. »
« L'intelligence, c'est comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale. »
« Il avait une tête à faire baisser les prix de l'immobilier dans un rayon de dix kilomètres. »
« La justice est aveugle, ce qui lui évite d'être choquée par le spectacle de ses propres arrêts. »
« Il s'en allait d'un pas décidé, quoique n'allant nulle part en particulier, ce qui est une excellente manière de ne pas arriver en retard. »
« Elle possédait ce genre de beauté qui vous désarçonne un commissaire de police en trois secondes et demie. »
« Le temps efface les blessures, mais il laisse de sacrées cicatrices sur le carnet d'adresses. »
« Il avait une voix de fausset qui aurait fendu l'armure d'un chevalier teutonique. »
« Les diplomates sont des gens qui réfléchissent à deux fois avant de ne rien dire. »
« Il portait un costume à carreaux si voyant qu'on aurait pu y jouer aux échecs à distance. »
« La critique est aisée, et l'art de fermer sa gueule se perd de génération en génération. »
« Il est des moments où la solitude pèse lourd, surtout quand on est deux à la supporter. »
« Elle avait des yeux couleur de brume qui vous donnaient envie de tout plaquer pour aller élever des chèvres dans le Larzac. »
« Il a poussé un soupir à faire caler un moteur d'avion en plein vol transatlantique. »
FIN DU CARNET N°039
À suivre : Carnet n°040
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